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 Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]

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MessageSujet: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Ven 15 Mai - 16:12

« On the way to
the Common Room... »

« .»


Depuis quelques jours, Alice profitait des rares moments de libres qu'elle avait pour pouvoir sortir. Le temps, ces temps-ci, bien qu'assez rafraichi avec l'arrivée toute récente de l'automne, était assez clément. Il ne pleuvait pas encore, et la jeune fille comptait en profiter pour passer encore un peu de temps dans ses endroits préférés, à l'abri des regards et des autres. Cette année, peut-être que ses tentatives pour essayer s'isoler tomberaient à l'eau, et ce n'était pas plus mal car la Serpentard avait besoin de retrouver un peu de sociabilité.

Tout avait commencé par ce jour où elle avait été près du lac, et où elle avait rencontré Sélèna, une élève de Gryffondor plus âgée qu'elle. Il était rare qu'Alice adresse la parole aux autres, que ça soit pour être aimable ou non, et cette rencontre avait donc permis à la jeune fille de sortir un peu de son isolement.

Alice n'avait que très peu de conversations avec les autres élèves, et elle en avait retiré une sorte de leçon : éviter de trop s'isoler, et essayer d'aller un peu plus vers les autres.
Mais pour une solitaire comme Alice, ce n'était pas chose facile. Elle n'aimait généralement pas la compagnie des autres, elle était le plus souvent seule, mais elle était tout de même consicente de sa différence et des problèmes que pouvait parfois engendrer sa solitude. Selon cvertains, la solitude n'aidait pas à faire face aux problèmes. Peut-être avaient-ils raison, et peut-être qu'effectivement, sa solitude ne l'aidait pas à passer outre ses problèmes, mais l'isolement était devenu un trait de caractère habituel pour Alice.

Les années lui avaient permis de s'habituer, et d'oublier les aspects négatifs que cela pouvait parfois amener, et de ne voir que les aspects positifs.

Jamais elle n'avait eu besoin des autres, elle avait toujours appris à se débrouiller seule, depuis la mort de sa mère. Aujourd'hui, elle avait donc du mal à se dire qu'elle pouvait avoir besoin des autres, pour se débrouiller seule. Cependant, sa rencontre avec Sélèna, cette Gryffondor qui, sans le vouloir, avait su la distraire alors qu'elle avait été des plus touchées par la lettre de son père lui avait cependant montré que parfois, les autres pouvaient ne pas être si... bizarres. Elle ne savait pas trop si ce qu'elle ressentait à cet instant perdurerait, mais elle était prête à moins juger les autres et à être plus indulgente, et moins mal aimable avec ceux qui le méritaient.

Ce soir là, Alice avait eu une lettre à envoyer... La réponse à la lettre de son père. Elle avait longtemps hésité à lui répondre, mais elle s'était finalement décidée à le faire. Pendant les heures de cours, elle n'avait cessé de repenser à la missive que lui avait envoyé Charly, à cette "bonne nouvelle" qu'il lui avait annoncé. Lui et sa nouvelle femme allaient avoir un enfant.

C'était une nouvelle toute aussi choquante que déstabilisante pour Alice, et ce pour plusieurs raisons. La première était que depuis sa plus tendre enfance, elle avait été une fille unique, et qu'elle s'imaginait par conséquent très mal jouer les grandes soeurs modèles, surtout maintenant. La seconde raison était que la future mère de cet enfant n'était pas sa mère, à elle. Renée n'était pas la mère d'Alice, juste la nouvelle épouse de son père. Sa mère biologique était décédée quelques années plus tôt, dans un accident de voiture... Alors, même si certains pouvaient penser que cela faisait bien trop longtemps que tout cela était arrivé pour que ça l'influence encore dans ses décisions, Alice savait qu'elle ne s'était toujours pas vraiment remise de la mort de sa mère... Ce n'était donc pas pour accepter de laisser sa belle-mère entrer dans sa vie avec un enfant !

Peut-être que le fait que la Serpentard n'ait toujours pas accepté le décès de celle qui l'avait d'abord élevée était du à la situation qui avait suivie... Après la mort de sa mère, son père l'avait abandonnée, et laissée seule aux mains d'inconnus et de foyers dans lesquels elle n'avait jamais réussi à s'intégrer, car les foules de personnes n'avaient jamais été "son truc".

Cependant, elle essayait maintenant de ne pas trop se fermer aux autres, mais ce n'était pas une chose facile... Elle n'avait pas envie de se forcer... De faire comme les autres et de se sentir obligée d'être aimable pour être appréciée. C'était ce que tout le monde faisait, et Alice n'était pas comme tout le monde. Si elle détestait bien quelque chose, c'était de devoir agir contre son gré. Mais à côté de ça, la Serpentard savait qu'en se forçant, elle pouvait êut-être "être meilleure", et ne savait donc pas vraiment comment agir avec les autres.

La seule chose dont elle était sûre à cet instant, était qu'elle était perdue. Dans le fond, elle avait toujours été un peu perdue, mais aujourd'hui, elle menait une lutte contre son propre caractère, et ce n'était donc pas facile pour elle de savoir qui allait l'emporter... Sa solitude ? Ou son envie de changer ? Seul le temps pouvait lui amener une réponse à cette question qui la tourmentait, et du temps, Alice savait qu'il lui en faudrait beaucoup...

La jeune fille était dans les cachots, sur le chemin vers sa salle commune, tout en repensant à tout ça, et à la lettre qu'elle avait dû envoyer. Après ses maintes hésitations, un hibou était enfin parti avec un parchemin au bec pour son père.
Tandis qu'elle marchait toujours dans la pénombre des lieux, amenée à la fois par l'heure tardive qu'il était - car le diner était déjà passé, et qu'il ne restait qu'une heure avant le couvre feu - mais également par l'agencement des lieux, Alice poussa un long soupir.

Elle repensait à la lettre de son père. Elle ne contenait presque rien. Alice n'avait pas hésité à faire croire à une indifférence de sa part, comme elle en avait l'habitude. Finalement, l'indifférence avait su encore prendre le dessus, sur leur relation et tout ce qu'elle avait répondu à l'annonce de sa nouvelle et lorsqu'il lui avait demandé si elle se débrouillait bien, ça avait été très court :


"Merci de m'avoir prévenue pour cette nouvelle que je suppose excellente pour vous."


C'était assez froid, elle le savait, mais elle ne pouvait pas faire croire qu'elle se réjouissait pour son père, elle ne pouvait pas terminer sa lettre avec un "je t'embrasse", alors qu'elle le haissait plus que tout. Elle le haissait pour son manque d'attention, pour sa capacité à avoir su surmonter la mort injuste de sa femme. Elle lui en voulait simplement d'être en vie, et elle n'était pas prête à se réjouir pour lui et sa nouvelle femme.

Alice venait de descendre de la volière. Elle se sentait un peu plus calme, qu'au moment où elle s'était apprêtée à répondre, mais elle n'était pas encore dans son état normal… C'était bien pour cela qu'elle se dirigeait vers sa salle commune, où elle resterait encore enfermée toute la soirée.

Elle se demandait toujours comment celui qu'elle devait considérer comme son père, même après toutes ses erreurs avait pu lui annoncer si… soudainement l'arrivée future de son batard. Alice ne préférait même pas entendre parlerde cet enfant. Elle ne voulait pas connaître ce à quoi il aurait droit : un père aimant, et attentionné, et une mère vivante et toujours présente pour lui. C'était peut-être de la jalousie qu'elle ressentait, elle le savait, surtout qu'elle avait toujours été fille unique. L'arrivée de ce futur enfant ne ferait que lui apporter des problèmes... Alice ne savait pas ce qu'elle ferait, le jour où il viendrait au monde.

De plus, après la phrase qu'elle lui avait écrite pour lui répondre, elle s'était rendue compte du problème que lui posait son manque de famille : une peur des autres, une peur d'attachement qu'elle n'arrivait pas à reconnaître. C'était cependant en réalisant qu'elle allait se retrouver encore plus seule, au sein de cette "famille heureuse" qui ne semblait pas être la sienne, qu'Alice avait réalisé qu'elle ne considérait même plus son père comme de sa famille. Elle ne se sentait pas très bien, tout à coup. Elle avait un poids dans l'estomac, une douleur au coeur, un manque... Elle ne pouvait pas faire semblant que ça ne l'affectait pas plus que ça, quand même ? Elle ne pouvait pas faire semblant de ne pas se sentir blessée, trahie par son père, et triste par le futur que ça laissait sous-entendre pour elle.

Alice sentit alors une larme couler le long de sa joue. Non, elle ne pouvait pas pleurer ! Elle pleurait trop rarement pour pleurer à cause de son père. De plus, elle s'était toujours promis de ne plus jamais pleurer pour cet homme. Elle s'était toujours dit que plus rien ne l'affecterait, venant de sa part. Elle se resaisit aussi vite qu'elle avait craqué, et chassa bien vite ses larmes du revers de sa main et se remit à marcher d'un pas lent.

Elle avait la tête pleine de pensées, et de souvenirs. Les souvenirs d'un temps où elle avait su aimer son père, où elle avait cru que tout se passerait toujours bien, pour eux... Alice continua à marcher. Soudain, sans arriver vraiment fort, elle sentit son front se cogner contre le dos de quelqu'un. Un peu abasourdie, car ce léger coup la ramena à la réalité, elle marmonna :


"- Regarde un peu où tu marches !"

La mauvaise humeur avait vite su reprendre le dessus, même si la jeune fille savait qu'elle était en tort, et que c'était plutôt à elle de s'excuser... Elle n'avait pas encore vu la personne qu'elle venait de heurter, et elle se décida alors à quand même relever la tête pour voir contre qui elle s'était cognée.
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Sam 16 Mai - 14:05

Mathew était descendu dans les cachot pour réccupérer le sac qu'il avait oublié après le cour de potion. Distrait par Emma Ever, celle qu'il aimait, il n'avait plus pensé à se qui lui servait de contenère pour ses livres et autres affaires scolaires. Il ne courait pas mais marchait d'un pas pressé. Le jeune serdaigle n'aurait pas voulu être coincé par une bande de serpentard qui lui voudrait encore des noises! Alors il accéléra encore le pas. Malheureusement pour lui les cachots était fermé, et donc la salle de potion avec. Il soupira, en ce moment il n'avait pas vraiment de chance. Mais bon, ce n'était pas la peine de s'appitoyer sur son sort. Alors il décida de rentrer dans sa salle comune pour trouver un de ses camardes gentils qui voudrait bien lui donner les devoirs et le laisser prendre appuis sur ses cours. Ce n'était pas ce qu'il manquait des serdaigles près à l'aider mais...

Il avait envie d'être un peu seul pour réfléchir. Et rejoindre maintenant la salle comune avec son don d'empathie alors que tous ressentaient des émotions différentes parraissait inenvisageable. Mathew aurait plus mal à le tête qu'autre chose. Le jeune garçon savait qu'il ressentirait les moindres émotions et ce soir il n'avait pas envie de s'amuser à les classer dans un coin de sa tête pour pouvoir faire ses devois tranquillement comme tout élève normal. Il repensa alors à la vie qu'il aurait aimé mené.

Orphelin d'une mère moldue morte en lui donnant naissance et d'un père sorcier au sang pur inconnu, Mathew avait vécu dans un orphelinat et avait toujours été rejetté à cause de ses pouvoirs magiques. Le jeune garçon aurait aimé que sa mère vive encore, avec son père. Il n'en voulait pas à son père d'être parti mais ne pouvait s'empêcher de se sentir délaissé. Il avait souvent rêvé qu'il viendrait le checher mais jamais cela n'arriva. Alors, pour être un minimum au courant de ses origines, Mathew avait décidé que quand il sortirait de Poudlard, il partirait à la recherche de son père.

C'st en pensant à ça que son front heurta le ventre de quelqu'un. Etant en deuxième année, et percutant souvent les gens plus âgé que lui, il devait à chaque fois lever la tête pour savoir dans quelle personne il était rentré. Il espéra que ce n'était ni David Lewis ni Jamis Ashen, ses persécuteurs. Il aurait préféré que ce soit David car contrairement à lui, Jamis ne l'aimait pas du tout. Mais ce n'était ni l'un ni l'autre. C'était tout de même une serpentard. Grâce à sa grande connaissance des élèves, Mathew savait que celle qui lui faisait face était une troisième année. Mais elle ne se montrait pas beaucoup, ne parlait quasiment avec personne, de ce fait il ne connaissait pas son nom. Elle le regarda avec colère et lui cria:


-Regarde un peu où tu marches !

Mathew se sentit bizarre. Les sentimens de la jeune fille était confu, triste et elle était aussi en colère. Ce qui, il le savait bien, ne faisait jamais bon ménage. Il la regarda avec des yeux triste. Lui ne savait pas pourquoi elle était dans cet état là car il n'était pas legilimens mais connaissait cete rage et cette douleur pour l'avoir très souvent éprouvé avant de se reconsidérer. C'était celle de l'abandon. Lui aussi l'avait bien connue et la connaissait parfois encore mais il avait su faire face et savait que c'était dur. Il s'excusa platement alors qu'il n'était pas le seul responsabel:

-Je suis désolé!
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Sam 16 Mai - 16:24

Même si la salle commune était un endroit bondé de monde, c'était certainement le lieu le plus approprié pour Alice à cet instant. La jeune fille avait profité de ce début de soirée pour aller jusqu'à la volière pour envoyer une lettre à son père, en réponse à celle qu'il lui aviat envoyée.

Au début, bien évidemment, la réception de sa lettre avait été une véritable surprise pour la Serpentard, qui n'avait pas vraiment l'habitude d'avoir des nouvelles de son père, et encore moins que ce dernier ce soucis d'elle. Il lui avait cependant envoyer son courrier pour lui annoncer une grande nouvelle : la grossesse de sa femme. Il ne fallait pas être devin pour deviner que cela n'enchantait pas du tout Alice.

Premièrement, elle n'aimait pas sa belle-mère, même si elle ne la détestait pas autant que son père, et deuxièmement, elle savait ce que signifierait l'arrivée de leur enfant dans leur vie : un éloignement encore plus flagrant de son père. Elle ne serait chez elle que pour servir de décor. Il ne se souciait déjà pas beaucoup d'elle depuis son retour chez lui, alors qu'en serait-il lorsqu'il serait occupé avec son môme ? Alice ne le reconnaissait pas, mais elle était peut-être un peu jalouse de ce à quoi aurait droit cet enfant en venant au monde, et tout ce à quoi elle n'avait pas eu droit.

Ainsi, elle n'avait pas vraiment pris la peine d'adresser à son père une réponse très longue, une simple phrase avait suffit à le "remercier" pour son courrier et à lui faire comprendre ce qu'elle en pensait. Alice n'était pas une grande bavarde, et ce qu'elle avait répondu lui ressemblait finalement. C'était court, froid, et surtout, ça cachait bien ce qu'elle avait ressenti en lisant la nouvelle. Mais c'était tout ce qu'elle savait faire avec lui : cacher ce qu'elle ressentait. Malgré les années, malgré son sale caractère, jamais elle n'avait été capable de dire à son père combien il lui avait fait mal... Tout ce qu'elle arrivait à lui dire était combien elle le détestait, parce qu'au final, la colère engendrée par l'injustice qu'il avait installée dans sa vie prenait toujours le dessus sur sa peine.

Non, son père ne saurait jamais vraiment ce qu'elle avait ressenti en lisant sa lettre, car elle l'avait à nouveau caché. Elle ne savait pas où elle en était, avec toute cette histoire. En redescendant de la volière, elle avait réalisé qu'elle n'aurait pas sa place, dans cette "famille" qui n'était pas la sienne, et avait laissé les larmes couler sur son visage. Alice ne pleurait pas souvent. Généralement, elle refusait de se laisser aller, et encore plus de laisser les choix de son père l'affecter. Mais là, peut-être avait-ce simplement été "trop". C'était comme si son père s'acharnait sur elle, comme s'il agissait en fonction de ce qu'elle détestait le plus, et qu'il l'accomplissait, simplement pour la blesser, et la rendre folle de rage. Pourquoi faisait-il ça ? Etait-ce par égoïsme, ou par pur sadisme ? Il ne l'aimait pas, Alice en était certaine, sans quoi, il aurait agit différemment, aujourd'hui, comme autrefois.

Par le passé, tous les choix de son père lui avaient aussi été imposés. Son abandon après la mort de sa mère l'avait plus bouleversée encore que la disparition de cette dernière. Car, malgré la peine et les difficultés, la jeune fille aurait pu se reconstruire, avoir une vie "normale" et accepter d'avoir une "nouvelle mère", si son père avait été à ses côtés, et l'avait aidée. Mais au lieu de ça, il l'avait laissée seule, sans aucun repère, et dans la peur la plus complète de l'inconnu et de l'avenir. Elle en avait beaucoup souffert, et s'était ainsi promis de ne jamais plus le laisser lui causer du tort comme il l'avait fait.

Mais quelques jours auparavant, avec sa lettre, il avait trouvé le moyen de la blesser encore, de lui rappeler sa misérable existence, et de raviver en elle ce regret et cette culpabilité d'être toujours en vie, sans sa mère. Elle n'était bien évidemment pas responsable de la mort de cette dernière, mais regrettait souvent d'avoir survécu à sa place, en se disant parfois que, si elle n'avait pas eu ses pouvoirs, si elle avait été une moldue comme ses parents, elle ne s'en serait peut-être pas sortie et aurait ainsi eu une mort violente, mais une vie courte et paisible. Au lieu de ça, aujourd'hui, sa vie prenait une tournure qu'elle n'avait pas attendu du tout, et elle se sentait plus perdue que jamais.

Ses pas étaient désordonnés, un peu à l'image de ses pensées qui l'habitaient, et du combat que menait sa tête contre son coeur. Elle avait cessé de pleurer, elle avait gardé sa retenue, et finalement, elle arborait à nouveau un visage inexpressif et froid, pour tenter de canaliser sa peine, et surtout sa colère.

Elle savait par expérience que son sale caractère lui jouerait des tours, elle essayait souvent, tant bien que mal, de le canaliser, mais ce n'était pas chose facile. Il était en effet difficile pour elle d'aller contre sa nature, de tenter de se raisonner quand tous ces sentiments négatifs l'envahissaient, mais elle finissait toujours pas réussir à les mettre de côté, pour faire croire à tous que tout allait bien pour elle, et que jamais rien ne pouvait l'atteindre. Elle voulait donner une image d'elle forte, même si elle semblait avec ça froide et désagréable... Elle travaillait sur ce point, et tentait d'être plus aimable avec les étrangers dont elle avait souvent tendance à se méfier et à considérer comme des ennemis.

Alice marchait sans regarder devant elle, elle n'avait aucun but précis, si ce n'était rejoindre sa salle commune où elle espérait croiser quelques personnes qui lui feraient oublier son état d'esprit du moment. Elle se contentait seulement de marcher dans les cachots, pour évacuer sa peine, pour se changer les idées, oublier l'existence même de son père, ou plutôt de son géniteur. Mais à ne pas regarder devant elle, Alice avait heurté un jeune homme. Il était plus petit qu'elle, aussi bien en âge qu'en taille, et Alice l'avait enguirlandé immédiatement. Il avait quand même eu le mérite de la ramener dans la réalité, de la sortir de ses pensées sombres, mais elle n'en était pas plus aimable pour autant, même si elle était certainement la seule responsable de leur collision. Elle n'était pas d'humeur à être gentille, elle était bien trop en colère pour se montrer souriante et avenante.

Cependant, la personne qu'elle avait heurté était un jeune homme, plus petit, au visage doux et agréable à regarder. Il avait presque l'air d'un ange. Alice n'avait jamais fait attention à lui, auparavant. Elle ne faisait attention à personne de toute façon, en dehors des personnes à qui elle adressait la parole.

Mais le petit semblait bizarre... Alice l'avait-elle effrayé ? Etrangement, cette idée ne plaisait pas à Alice qui, malgré les apparences, savait parfois se montrer gentille... Le Serdaigle adressa un regard des plus tristes à Alice, au point de déstabiliser la jeune fille. Il avait les yeux levés vers elle et s'excusa... En temps normal, Alice aurait certainement adressé un regard noir au Serdaigle avant de l'envoyer valser, mais là, sa conscience la rappela à l'ordre, et malgré la colère qu'elle avait ressenti avant d'heurter le jeune homme, elle répondit :


- C'est pas grave, c'est moi qui ne regardais pas où j'allais. Qu'est-ce que tu fais là, tu es perdu ? Tout va bien ?

Qu'est-ce qu'un Serdaigle pouvait faire ici à une heure pareille, Alice se le demandait bien. Elle s'était excusée, et espérait que sa mauvaise humeur finirait par passer, même si pour le moment, elle restait toujours dans le même état de colère. Elle tentait de prendre sur elle, de calmer ses émotions afin de parler avec le Serdaigle et d'obtenir des réponses à ses interrogations quant à sa présence ici. Elle n'avait rien contre cet élève, même s'il était de Serdaigle. Elle ne faisait pas partie de ces élèves qui jugeaient les autres par rapport à leur maison, mais sa nature farouche avait encore repris le dessus. Elle avait de toute façon très peu l'habitude de voir les inconnus lui parler pour être aimable, et réagissait toujours mal. Cette fois-ci était une exception, peut-être que le Serdaigle en valait le coup, finalement.
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Dim 17 Mai - 19:05

-C'est pas grave, c'est moi qui ne regardais pas où j'allais. Qu'est-ce que tu fais là, tu es perdu ? Tout va bien ?

Mathew hocha la tête. Il n'allait pas en vouloir à quelqu'un qui n'avait pas fait exprès de lui rentrer dedans. Et puis lui aussi était en faute. Il se sentait tout bizarre face cette jeune serpentard de troisième année. Non pas qu'elle le gênait comme la plupart des autres filles mais.. Non, c'était parce qu'elle ressentait les mêmes émotions que lui, la même douleur. Elle se sentait abandonné. Rien que pour ça, le jeune serdaigle eut envie de partir. Il ne voulait pas qu'elle lui rappelle ses anciennes émotions qu'il avait décidé d'abandonner pour son bien.

Ses anciennes émotions. Rien que douleur et rage, avec une pointe de regret mélangé à la tristesse de la perte. Son père était partit, il ne reviendrait pas. Pas tant que Mathew ne le cherche. Alors il devait partir à sa recherche mais pas maintenant, il avait le temps. Le temps de finir ses études. Mais surtout le temps de se rpéparer à cette rencontre qui ne manquerait certainement pas de le déstabiliser. Surtout qu'il n'avait jamais vu son père. Car il avait abandonné sa mère avant sa naissance. Il fronça les sourcils, non, il ne devait pas penser à ça.

Il se reconcentra sur la jeune fille blonde qu'il avait en face de lui. Le jeune garçon n'arrivait pas à se souvenir de son nom. Et pourtant il en connaissait des noms. En fait il connaissait presque tous les élèves de Poudlard. Il aimait énormément observer le monde des sorciers. Regarder les autres, observer leurs habitudes, connaîtres leur nom, c'était ce qu'il adorait. Bien sûr, il ne faisait pas ça pour se moquer des autres après. Mais juste parce qu'il aimait ça. En plus grâce à cet exercice, il avait dévellopé une sacré mémoire. Son don d'empathie l'aidait un peu.

Empathie. Comme toujourrs lorsqu'il pensait ce mot, il ne pouvait s'empêcher de voir ressurgir la première fois où il avait utilisé son don. De revoir la femme morte. De sentir l'homme mourir. Cela avait été traumatisant. Mais maintenant cela allait beaucoup mieux. Il parvennait à maitryser son don. Là, il sentait que la jeune serpentard de treize ans était un peu mal à l'aise, comme lui, et aussi qu'elle était en colère. Il parvint à définir que ce n'était pas contre lui et en fut soulagé. Il lui demanda:


-Comment t'appelles tu? Moi c'est Mathew! Je suis en deuxième année à serdaigle.

Il aurait pu rajouter je suis empathe et je devinne tes sentiments mais ce n'était pas quelque chose que l'on disait. Bizarement à elle il avait envie de lui dire. Pourquoi? Il sentait qu'elle aussi avait quelque chose de mystérieux. Un autre don peut-être. Enfin quelque chose dans le genre.
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Lun 18 Mai - 1:15

A trop penser, ou plutôt, à trop se remémorer le passé, Alice en avait même plus fait attention où elle allait. La Serdaigle était trop préoccupée pour ça, et elle connaissait déjà les cachots du Château sans se soucier de ses pas. Ce qu'elle n'avait pas attendu, c'était de foncer droit dans un jeune homme qui marchait devant elle.

L'inconnu dans lequel elle s'était cognée avait au moins eu le mérite de lui ramener les pieds sur terre. Alice avait baissé les yeux vers lui, pour voir qui elle avait heurté. C'était un garçon de Serdaigle, qu'il lui semblait avoir déjà vu au détour des couloirs, mais qu'elle ne connaissait pas plus que ça.

Alice ne parlait pas trop aux autres personnes que ses amis, elle ne connaissait pas leurs noms pour la plupart... Elle savait qu'elle devait faire plus d'effort, mais elle n'était pas toujours d'humeur à bavarder. En heurtant le jeune homme, la Serdaigle avait laissé sa colère s'exprimer, sans même se soucier de savoir si elle effrayait ou non le Serdaigle plus jeune qu'elle.

Alice était vraiment trop désagréable parfois. Elle le savait, et travaillait là dessus depuis un certain temps déjà, sans résultat ou presque.

Alors qu'elle pensait avoir fait des efforts considérables - pour elle -, il avait fallu qu'elle se cogne dans le Serdaigle qui restait en plein milieu du passage. Ce dernier semblait cependant plus jeune qu'elle, et malgré la réaction première d'Alice à se méfier et à être désagréable avec le jeune homme, Alice s'était alors excusée, pour ne pas avoir regardé devant elle.

Elle revenait de la volière où elle avait répondu à son père - qu'elle finirait bientôt par appeler géniteur et rien d'autre puisqu'il ne l'avait pas élevée -. Sa réponse n'avait pas été sans effet sur son moral. Alice avait eu une légère baisse de moral. Elle s'était sentie mal, après l'envoi de sa lettre. Beaucoup de souvenirs, peut-être même trop à son goût, lui étaient revenus en mémoire. Elle s'était rendue compte que son père réussisait encore à la toucher, à lui faire de la peine, même avec la distance, et la promesse qu'elle avait faite de ne plus jamais le laisser se mêler de sa vie si c'était pour la faire souffrir.

Son état ne l'avait pas aidée à être plus aimable avec le Serdaigle qu'elle avait bousculé. Elle avait vraiment pris sur elle pour ne pas malmener le petit garçon. Il n'était de toute façon pas responsable de son état, seul son père l'était, et il ne pouvait pas empirer la situation. Quelque soit la tournure que prendrait cette conversation, qu'elle soit amicale ou désagréable, elle aurait au moins le mérite de changer les idées à Alice, et elle n'était pas contre.

Bien trop de souvenirs et de sentiments l'assaillissaient à cet instant, elle qui s'était pourtant promis de ne rester que sans émotions et rien d'autre, c'était loupé ! Elle ne savait pas pourquoi elle se sentait si mal... Jusqu'à présent, jamais son père ne l'avait fait souffrir à ce point, sauf quand il l'avait abandonnée quelques années plus tôt... Alors, pourquoi prenait-elle si mal la nouvelle qu'elle lui avait annoncée ? Parce que, pour elle, la création de sa nouvelle famille dont elle ne pourrait jamais faire partie était comme un second abandon ?

C'était sûrement ce que lui aurait répondu son pseudo-psychiatre moldu qu'elle avait vu pendant quelques mois à l'orphelinat, dès qu'elle avait cessé de parler. Mais quoi qu'il en soit, empathe ou pas, Alice n'arrivait pas à trouver l'origine de ses sentiments, tout ce qu'elle pouvait faire était les ressentir, et s'empêcher de les exprimer, comme toujours.

Elle ne savait pas ce qui était meilleur, si faire comme si rien ne l'atteignait était la meilleure de solutions, mais elle préférait ne pas céder à la rage, sans quoi tout dans ce Château serait réduit en miettes à l'heure qu'il était.

Malgré tout, la Serpentard avait tenu à savoir si tout allait bien pour le Serdaigle qui lui avait adressé une sorte de regard triste qu'Alice n'avait pas bien réussi à cerner. Et finalement, elle lui avait également demandé ce qu'il faisait ici, et s'il était perdu car il était plutôt inhabituel de voir un élève autre qu'un Serpentard trainer dans les cachots à cette heure.

Mais pour toute réponse, le jeune homme hocha la tête. Alice fronça alors les sourcils... Devait-elle utiliser son don d'empathe, qu'elle ne maitrisait pas vraiment à merveille, elle devait le reconnaître, pour tenter de mieux cerner ce Serdaigle ? Elle n'utilisait généralement son nom que face aux inconnus qu'elle considérait comme des menaces, pour voir si elle avait raison ou non de s'en méfier. Si elle ne l'avait pas encore utilisé sur le jeune homme, ça avait été parce qu'elle n'avait pas vraiment été en état de voir ce que ressentaient les autres vu l'état dans lequel elle-même se trouvait à cet instant, même si elle savait le cacher.

Le jeune homme fronça les sourcils, comme s'il semblait chercher quelque chose... Alice en profita alors pour tenter de connaître les sentiments qui le traversaient à cet instant... Mais étrangement, elle ne capta rien... Rien d'habituel en tous cas. Elle sentait juste la retenue qu'avait le jeune homme face à elle, mais elle ne parvenait pas à la comprendre...

La jeune fille ne laissa rien transparaître tandis qu'elle essayait de chercher ce qu'elle avait pu faire pour donner envie au garçon de ne pas rester à ses côtés. Parce qu'au final, c'était ce qu'elle avait ressenti : une sorte de gêne, face à elle, qu'ele n'arrivait pas à expliquer.

Quoi qu'il en soit, le Serdaigle coupa court à ses interrogations en lui demandant comment elle s'appelait. Il lui expliqua alors qu'il s'appelait Mathew et qu'il était en deuxième année à Serdaigle. Alice garda les yeux sur lui, sans lui adresser le moindre sourire ou la mondre remarque gentille, et elle répondit à son tour :


- Je m'appelle Alice... Alice Thompson. Je suis en 3ème année à Serpentard. Dis-moi Mathew, qu'est-ce qu'un Serdaigle de deuxième année peut bien faire dans le repère des Serpentards à cette heure ?

Elle n'avait pas posé cette question d'un ton menaçant ou agressif, bien au contraire. Non, cette fois, elle avait plus demandé ça avec curiosité... Elle était assez intrigué par ce garçon qui semblait en cacher bien plus qu'il ne le laissait paraître... C'était difficile à expliquer, et même à comprendre, pour la jeune fille. Après un instant, elle ajouta :

- Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que ma présence te rend comme... mal à l'aise ?

Elle ne lui expliqua pas que c'était avec son don d'empathe qu'elle avait pu sentir son malaise... Si c'était bien le mot qui pouvait qualifier ce sentiment étrange qui l'avait traversé ! Pourquoi était-il ainsi ? Avait-il quelque chose à se reprocher ?
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Mar 19 Mai - 19:16

- Je m'appelle Alice... Alice Thompson. Je suis en 3ème année à Serpentard. Dis-moi Mathew, qu'est-ce qu'un Serdaigle de deuxième année peut bien faire dans le repère des Serpentards à cette heure ?
Mathew hocha la tête. Alice Thompson. Oui maintenant il s'en souvenait parfaitement. Il avait entendu pour la première fois ce nom l'année dernière, à noël. Dans quelle circonstance? Il ne s'en souvenait plus vraiment. Peut-être au buffet de noël. Mais il n'était pas sûr et préféra se concentrer sur la conversation qui se déroulait maintenant plutôt que de se plonger dans ses souvenirs de l'année passée. C'était une chose que le jeune serdaigle aimait beaucoup faire, se plonger dans le passé. Oui c'était aussi un défaut vu qu'il avait du mal à vivre dans le présent. Mais ce n'était pas pour le moment ce qui importait. Il regarda Alice dans les yeux et répondit à sa question aussi franchement qu'il le pu.

-J'avais oublié mon sac de cour dans les cachots. Je venais le récupérer mais ils sont fermés. Et puis qaund j'ai essayé Alhomora, je me suis rendu compte que le professeur Rogue ne fermait pas ses portes simplement à clé. C'est pas grave, j'irais voir demain.

Il sentit que la jeune fille en face de lui était un peu hésitante. L'hésitation était un sentiment assez complexe. Il ne s'exprimait pour Mathew pas comme les autres; peut-être pas aussi librement. On avait l'impression qu'il se faufilait parmis les sensations qui l'entourait pour essayé de passer inaperçu. A vrai dire le sentiment appelé Hésitation se comportait à peu près comme un humain, voulant éviter de se mointrer car lui même peut être considéré comme un défaut majeur. Mais le jeune garçon le connaissait bien, alors il ne pouvait pas vraiment se cacher. C'est alors que Alice lui demanda:

- Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que ma présence te rend comme... mal à l'aise ?

Mathew eu un sourire las. Il aurait voulu lui expliquer qu'elle avait quelque chose de spécial. Il le ressentait grâce à son don d'empathe. Mais à savoir quoi, ça, c'était une autre question. Le jeune serdaigle voulu aussi lui dire que non il n'était pas gêné par sa présence et finit par lui dire:

-Non, tu ne me gênes pas. Je ne suis pas mal à l'aise, c'est juste que tu as quelque chose en toi de... Bizarre!
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Jeu 21 Mai - 3:05

Alice n'était pas du genre à être agréable avec les gens qu'elle venait de rencontrer, mais ce soir là, les choses étaient différentes. Oui, tout était différent, pour la simple et bonne raison qu'elle avait été bien trop bouleversée pour se battre avec quelqu'un. Bien qu'elle faisait de son mieux pour nier ses liens avec son père, la Serpentard ne pouvait faire autrement que les reconnaître, surtout après la lettre qu'il lui avait envoyée pour lui annoncer qu'il allait avoir un enfant avec sa nouvelle femme. La Serpentard n'avait bien évidemment pas bien pris la nouvelle, pas bien du tout, même... La lettre de son père avait fait ressortir les pires sentiments de la jeune fille à la surface : la colère et la peur... Et face à ces sentiments, Alice se sentait toujours vulnérable... Tout ce qu'elle détestait s'était amnifesté en l'espace d'une seule journée, qu'Alice considérait comme maudite.

Mais alors qu'elle réfléchissait à tout ça - peut-être un peu trop, finalement - la jeune fille avait heurté quelqu'un. Ce quelqu'un était un Serdaigle, plus petit. Sans le ménager, Alice lui avait crié dessus, en pensant que cela l'aiderait à évacuer sa colère et à se sentir mieux, mais ça n'avait pas fonctionné puisque le jeune homme lui avait alors adressé un regard triste qu'Alice n'avait pas vraiment compris. et puis, il s'était excusé, et face à ce Serdaigle qui semblait inoffensif, alice avait laisser tomber quelque peu ses barrières et sa froideur pour s'excuser à son tour. Elle avait même reconnu ses tords dans cete bousculade, chose exceptionnelle puisqu'elle ne reconnaissait ses fautes que rarement.

Elle avait même fini par se montrer un brin sympathique en demandant au Serdaigle ce qu'il faisait ici, s'il était perdu, et si tout allait bien. Ce dernier lui avait indiqué que tout allait bien, et qu'il s'appellait Mathew. Il était en 2ème année, à Serdaigle, comme le montrait son uniforme. Alice, sans pour autant sourire ou sembler plus sympathique, s'était alors présentée à son tour. Mathew avait hoché la tête, comme si son nom l'aidait à se souvenir de l'avoir déjà croisée ou non... Alice ne pouvait pas vraiment l'aider de ce côté là, car elle ne faisait que rarement attention aux personnes qui l'entouraient, généralement. Elle avait alors demandé au jeune homme ce qu'il faisait dans le repère des Serpentards à cette heure.

C'est tout en fixant la Serpentard dans les yeux que le Serdaigle lui expliqua sa situation : Il avait oublié son sac de cours dans les cachots. Il avait voulu venir le récupérer, mais ils étaient fermé. Malgré tout, le jeune homme avait tenté un Alohomora sur la porte, sans penser que Rogue ne fermait pas simplement ses portes à clé. Alice sourit, pour la première fois, et ce pour deux raisons : La première était que cette réponse lui montrait bel et bien qu'elle avait à faire à un Serdaigle. Elle-même (peut-être était-ce parce qu'elle était d'origine moldue) n'aurait jamais pensé à employer un sort pour tenter d'ouvrir la salle de cours, et y récupérer son sac de cours. De plus, elle reconnaissait bien là, dans la volonté de vouloir récupérer son sac à tout prix, le sérieux des Serdaigles. Le jeune homme termina enfin en lui confessant qu'il irait voir à ça le lendemain, et Alice répondit alors :


- Si j'avais été toi, je n'aurais même pas tenté d'ouvrir cette porte, ou de récupérer mon sac... Ca te donne ainsi une bonne excuse pour ne pas travailler ce soir...

Alice regarda le Serdaigle... Pas sûr qu'il approuve sa proposition... Etant un Serdaigle, justement, il devait certainement apprécier de travailler, et l'oubli de son sac devait être ennuyeux pour lui, alors que ça aurait été une véritable bénédiction pour Alice de ne pas avoir à travailler, pour une fois.

La Serpentard avait alors tenté d'utiliser son don sur Mathew. Elle possédait en effet le don d'empathie... qui lui permettait de connaître les sentiments des personnes à qui elle s'adressait. Mais les sentiments qu'elle captait de Mathew étaient compliqués... C'était comme si elle le mettait mal à l'aise, elle ressentait son envie de partir, et ne la comprenait pas.

Elle savait, certes, qu'elle était de mauvaise humeur très souvent, et de très mauvaise compagnie, mais elle n'avait pas pensé que ça serait à ce point, car généralement, rarement les élèves n'avaient exprimé de telles émotions à son égard... Sans pour autant lui parler de son don, Alice avait demandé au Serdaigle pourquoi elle avait l'impression que sa présence le rendait mal à l'aise.

A ces mots, ce dernier lui adressa un sourire las. Il répondit après un moment qu'elle ne le gênait pas, et qu'il n'était pas mal à l'aise, mais qu'elle avait juste quelque chose en elle de bizarre...

Alice lança d'abord un regard foudroyant au Serdaigle. "Bizarre" était le mot que tous aveint employé par le passé pour la qualifier, parce qu'elle ne se mêlait pas aux autres, et qu'elle ne parlait pas. Elle ne comprenait pas pourquoi les gens voulaient tant lui coller cette étiquette de fille bizarre. Elle n'était pas bizarre, et n'avait rien de bizarre non plus... Alice commençait à être sur la défensive... Finalement, peut-être que le Serdaigle n'était pas si inoffensif que ça...

Elle resta quelques secondes silencieuses, laissant son esprit vagabonder dans les souvenirs désagréables du passé qu'elle souhaîtait plus que tout oublier. Elle ne savait pas quoi répondre au Serdaigle. Une partie d'elle voulait se montrer agressive, comme elle le faisait toujours lorsqu'elle se sentait menacée ou... "non dominante" et une autre partie d'elle voulait faire face au Serdaigle, sans pour autant être désagréable, mais plutôt en tentant de comprendre ce qu'il voulait dire... Et après un petit effort, ce fut la dernière partie d'elle même qui prit le dessus, et elle répondit :


- Je n'ai rien de bizarre en moi...

Elle savait que ce n'était pas avec cette simple phrase qu'elle allait le "convaincre"... Quopi qu'il en soit, elle ajouta :

- Je suis une empathe. J'ai la capacité de ressentir les émotions de ceux qui m'entourent... Et celles qui t'ont traversées étaient bizarres... Je n'ai pas bien réussi à les définir, je n'ai ressenti que ton envie de partir...

Alice n'avait d'ailleurs trouvé aucun mieux qui corresponde mieux selon elle à ce qu'il ressentait, si ce n'était de la "gêne", qui avait provoqué cette envie si forte de partir, et qu'elle ne comprenait pas tellement au final, puisqu'elle avait fait des efforts aujourd'hui, et qu'elle était beaucoup moins désagréable avec Mathew qu'elle l'était généralement avec les inconnus.
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Jeu 21 Mai - 11:04

- Si j'avais été toi, je n'aurais même pas tenté d'ouvrir cette porte, ou de récupérer mon sac... Ca te donne ainsi une bonne excuse pour ne pas travailler ce soir...

Mathew la regarda dans les yeux pour savoir si elle plaisantait. Il n'était pas comme tout ces serdaigles, hyper sérieux avec un besoin permanent de faire ses devoirs. Mais il aimait tout de même le travail. Ce n'était pourtant pas ça qui l'avait poussé à allé tout de même chercher son sac. Il avait oublié la photo d'Emma dans son sac et ne voulait pas qu'elle reste dans un cachot humide et sale. Emma. Son amour. Une douce sensation l'envahit mais il l'enleva tout de suite. Non pas parce qu'il voulait la cacher à Alice, mais parce que c'était dans sa nature. Les sentiments simples ou compliqués, ce ux qui ne sont pas habituels, il essaye toujours de les cacher. Peut être parce qu'il peuvent le déconcentrer quand il essaye de ressentir les émotions des autres. Alors Mathew, tout de même sérieux, lui répondit:

-Je ne pense pas que le professeur Rogue trouve que ce soit une bonne excuse. Il ferait tout pour mettre une retenue à un serdaigle!

Ensuite elle lui posa une question sur le pourquoi il était mal à l'aise. Mal à l'aise n'était pas vraiment le mot. Mathew savait définir à la perfection les émotions qui l'entouraient ou qu'il ressentait. Et mal à l'aise n'était pas vraiment celle qu'il ressentait. Non il était plutôt curieux mais de la curiosité méfiante. Comme celle des petits animaux envers leur futur nourriture. Il réfléchit un moment et compara ses émotions diverse à celle d'Alice. Elles n'étaient pas très différentes, juste qu'elles était un peu plus compliqué chez lui. Car le jeune serdaigle aimait les sensations compliqué. Il cherchait à les rendre simple pour leur donner encuite un nom. C'était aussi comme ça qu'il s'entraînait pour améliorer son don d'empathe.

Alors il lui répondit ce qu'il ressentait. Qu'elle avait quelque chose de particulier. Oui il avait dit bizarre, mais particulier était le mot juste. D'ailleur vu la tête que faisait la serpentard, il n'aurait peut être pas du employer ce mot au final si loin de la vérité. Il s'en voulu un peu mais passa à autre chose. Alors elle lui répliqua, un peu froide:

- Je n'ai rien de bizarre en moi...

Mathew émit un petit rire qu'il réussit à dissimuler derrière un toussotement. Il espèrait qu'elle ne croyait pas que ces quelques mots suffiraient pour le contenter. Car non, ce n'était absolument pas suffisant. Il la regarda droit dans les yeux. Cela le fit rougir un peu car Alice était tout de même une fille et que son problème avec les filles n'était pas résolu pour de bon. Il attendait qu'elle réponde à sa questions cachée, qui es-tu? Qu'as-tu de spécial? Et elle le fit quelques instants plus tard, après avoir longuement réfléchit elle aussi.

- Je suis une empathe. J'ai la capacité de ressentir les émotions de ceux qui m'entourent... Et celles qui t'ont traversées étaient bizarres... Je n'ai pas bien réussi à les définir, je n'ai ressenti que ton envie de partir...

Mathew sursauta, il s'était attendu à tout sauf à ça. Elle aurait pu lui sortir je suis un loup garou ou je suis un vampire assoiffé de sans que cela ne l'aurait pas étonné. Mais là, elle venait de lui dire qu'il n'était pas seul. Car il s'était souvent imaginé que les autres empathes vivaient loin. Ou alors qu'ils n'était plus de ce monde et tant que lui serait vivant il n'y en aurait pas d'autre. C'était un peu arrogant il le reconnaissait mais c'était ainsi qu'il avait pu comprendre pourquoi personne ne prennait contact avec lui pour son don d'empathie. Alors il se sentit coupable de n'avoir rien dit et se confessa à son tour:

-Je suis aussi empathe. J'aime ressentir les émotions comme elles viennent, les analyser, jouer avec elles, leurs donner un nom... Je ne pensait pas que... Que quelqu'un à Poudlard était aussi empathe!

Il était super content d'avoir trouvé quelqu'un qui lui ressemblait autant. Ce sentiments de joie, il cru aussi le voir parcourir le corps d'Alice, mais tant il était déconcentré par le sien, il n'en fut pas sûr. Il lui sourit, oui, il était heureux d'avoir trouvé un autre empathe. Soudain, comme il n'était pas sûr qu'elle soit totalement comme lui, le jeune serdaigle demanda:

-Tu renies ton don ou tu t'entraînes? Ou alors tu ne t'en soucies pas?
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Jeu 21 Mai - 13:48

Alice venait sûrement de faire la rencontre la plus surprenante qu'elle pouvait faire à Poudlard, mais elle ne le savait pas encore. En cette soirée maussade, pendant laquelle elle avait été répondre à la missive de son père, la jeune fille avait bousculé quelqu'un dans les cachots. Cet élève de Serdaigle qu'elle avait bousculé était plus jeune qu'elle, mais il n'en restait pas moins qu'il pouvait peut-être se montrer comme... une menace, et ainsi, Alice n'avait trouvé qu'un moyen pour lui parler... Et elle s'était adressé froidement à lui, et avec colère.

Malheureusement, face au visage innocent du jeune homme, et face à ses excuses, Alice n'avait pu faire autrement que finir par se montrer sympathique. Mais sympathique était un bien grand mot... Alice ne se montrait que rarement aimable, mais aujourd'hui, sa façon de faire des efforts avait été particulière... La jeune fille avait reconnu ses fautes, et tenter de parler, - sans hurler - avec le Serdaigle.

Elle lui avait ainsi demandé s'il allait bien, et s'il était perdu, car il fallait reconnaître que peu d'élèves en dehors des Seprentards se balladaient dans les cachots à cette heure. Le jeune homme avait d'abord répondu par un hochement de tête, avant de lui expliquer les raisons de sa présence ici...

Il lui avait ainsi confié qu'il avait oublié son sac de cours dans les cachots de Rogue, et qu'il était donc venu ici dans l'espoir de le récupérer. Cependant, Rogue avait fermé la porte, et le Serdaigle n'avait donc pu rien faire, même avec un Alohomora.

Cette révélation avait au moins eu le mérite de faire sourire Alice, qui reconnaissait bien là le tempéramment des Serdaigles... Si elle même avait oublié ses affaires dans une salle de cours - ce qui était déjà assez improbable - elle ne serait certainement pas retournée les chercher avant le lendemain, histoire d'avoir une excuse à fournir aux professeurs lorsqu'ils attendraient de savoir si elle avait fait ses devoirs.

Le fait était que, même si la jeune fille n'était pas une cancre, elle n'en restait pas moins une élève aux origines moldues... Et même si, en théorie, le sang ne changeait rien aux capacités des sorciers, Alice devait reconnaître qu'elle avait bien du mal à se faire à sa condition de sorcière, et à avoir quelques réflexes sorciers comme avait pu l'avoir Mathew plus tôt en voulant ouvrir la porte de Rogue.

Ainsi, travailler et faire ses devoirs pouvait parfois être un véritable calvaire pour elle... Elle avait d'ailleurs confié au jeune homme que si elle avait été à sa place, elle n'aurait pas tenté de récupérer son sac, car ça lui aurait ainsi donné une excuse pour ne rien faire.

Mathew plongea son regard dans celui d'Alice quelques secondes, sans parler. Il semblait réfléchir, et c'est alors qu'une sensation, qu'Alice avait déjà connu auparavant... Mais d'une manière tout à fait différente et beaucoup moins forte... De l'amour, la joie et le bonheur ressentis lorsqu'on ne se savait pas seul... Lorsqu'on avait quelqu'un à nos côtés pour faire face aux problèmes... Cependant, ce sentiment n'habita pas Mathew bien longtemps, étrangement... Et disparu aussi vite qu'il était arrivé ! Alice fronça les sourcils. Elle tentait de comprendre ce qui passait par la tête de Mathew, par le biais des sentiments qui émanaient de lui, mais ce n'était malheureusement pas une chose bien facile...

Mathew lui répondit aec sérieux qu'il ne pensait pas que le professeur Rogue estime que ça soit une bonne excuse, et rappela à Alice qu'il ferait tout pour mettre une retenue à un Serdaigle. Alice ne pu retenir un sourire... de satisfaction ? Et oui, car elle avait eu la chance de tomber dans la bonne maison, contrairement aux autres élèves qui se voyaient se mettre à dos le pire des professeurs de Poudlard.

Mais Alice appréciait Rogue, non pas parce qu'elle le trouvait gentil... Elle savait reconnaître que le directeur de sa maison était un professeur horrible avec ses élèves, lorsqu'il le voulait... Alors, pourquoi l'appréciait-elle tant ? Parce que les potions étaient sa matière préférée, parce qu'elle lui rappelait la cuisine... Mais Alice se reconcentra sur sa conversation avec Mathew, au lieu de penser à ses cours et à ses préférences, et elle répondit au jeune homme :


- Voilà l'un des avantages que possèdent les Serpentards... On ne se fait pas persécuter par Rogue. Mais je te l'accorde, Rogue ferait n'importe quoi pour donner une retenue à un Serdaigle, ou retirer des points à ta maison... Ce n'est donc pas forcément une bonne idée que de mettre en pratique ce que je t'ai dit. Tu pourrais peut-être demander à des élèves de ta maison s'ils ont leurs affaires, et s'ils peuvent te dire ce qu'il faut faire pour demain...

Et voilà... Sans le savoir, alice était passée d'un ton froid et des phrases courtes à un ton plus... compréhensif, et à des phrases bien plus longues, allant même jusqu'à conseiller le Serdaigle... Il fallait qu'elle se ressaisisse, et qu'elle cesse ça immédiatement. Faire des efforts, oui, mais de là à être réellement aimable et agréable... Alice soupira. Tant pis pour ce soir, elle n'était pas en état de réfléchir à la façon dont elle devait réagir, comme elle le faisait habituellement... Alors, elle abandonna cette idée, et décida finalement de rester naturelle avec Mathew, même si pour cela elle devait se montrer très aimable ou même excécrable...

Alice avait ensuite tenté de mettre des mots sur les sentiments qu'éprouvait le Serdaigle face à elle. Elle avait ressentit l'envie du jeune homme à partir, mais n'avait malheureusement pas pu l'interpréter... Elle n'était pas légilimens, et ne captait que les émotions de Mathew. Il était par conséquent difficile pour elle de comprendre pourquoi, au début, le Serdaigle avait tant voulu partir en la voyant. Ce n'était pas la peur qui avait amené ce sentiment, sans quoi alice l'aurait détectée. La peur était l'un des sentiments les plus faciles à éprouver et à définir... Tandis que la gêne était plus particulière, et c'était ainsi qu'elle s'était dit que la gêne était derrière ce qu'elle avait pu ressentir.

Mais lorsqu'elle avait posé la question à Mathew, ce dernier lui avait confié ne pas être mal à l'aise, et juste trouvé qu'elle avait quelque chose de bizarre en elle... Mais sans le vouloir, le jeune homme avait réveillé en Alice de très mauvais souvenirs, et la sensation de se retrouver à nouveau dans le passé, face à tous ceux qui l'évitaient ou qui ne voulaient pas d'elle parce qu'ils la trouvaient bizarre.

Sur le coup, elle n'avait rien trouvé de mieux à répondre d'autre, si ce n'était qu'elle n'avait rien de bizarre. Elle avait dit ça d'un ton froid, elle était sur la défensive par ce que lui avait dit Mathew. Mais bien sûr, elle savait que sa réponse ne réussirait pas à contenter le Serdaigle. Ce dernier toussota bizarrement, avant de regarder Alice droit dans les yeux une nouvelle fois. Cela le fit rougir quelque peu... Alice se demandait bien pourquoi... Etait-il le genre de garçons à être intimidés par les filles ? Cela semblait amusant, en un sens... Car elle n'avait rien d'intimidant du tout, même si elle se donnait des airs de Serpentard froide et méchante face à tous ceux qu'elle croisait...

Mais Alice avait bien compris qu'il fallait qu'elle en dise plus... Même si elle n'avait su si c'était une bonne idée de révéler son don à Mathew, car elle n'avait pas souvent l'occasion d'en parler, elle avait fini par tout lui révéler quelques secondes plus tard, après un instant de réflexion. Elle lui expliqua alors qu'elle était une empathe, et qu'elle avait la capacité de ressentir les émotions de ceux qui l'entouraient. Elle ajouta alors que celles qui avaient traversé Mathew étaient bizarres, et qu'elle n'avait pas réussi à les définir, puisqu'elle n'avait ressenti que son envie de partir.

Alice vit bien la surprise qui traversa Mathew face à sa révélation... Ca ne l'étonnait pas tellement... Peut-être que Mathew n'avait jamais entendu parler de ce don, et qu'il avait peur qu'elle s'en serve contre lui... Mais Alice ne s'en servirait pas pour lui faire du tord. Non, chaque fois qu'elle l'utilisait, c'était simplement comme un moyen de défense, et le reste du temps, elle laissait son don en "sommeil".

Mais à la plus grande surprise d'Alice, Mathew lui révéla qu'il était lui aussi un empathe. Il lui expliqua qu'il aimait ressentir les émotions comme elles venaient, les analyser, jouer avec elles, et leur donner un nom. Et il n'avait pas pensé que quelqu'un à Poudlard était aussi empathe.

Alors là, pour une surprise... Alice ne s'y était pas attendue non plus. Elle était aussi surprise que Mathew, surtout qu'elle avait découvert le nom de son don lors de son arrivée à Poudlard, lorsqu'elle avait fait des recherches à la Bibliothèque pour comprendre le fonctionnement de ces sentiments qu'elle ressentait parfois, et qui ne lui appartenaient pas, mais qui appartenaient justement à ceux qui l'entouraient. C'était à cette époque qu'elle avait enfin pu mettre un nom sur son don, elle avait aussi découvert que celui-ci était inné, et qu'elle était donc née avec, même s'il ne s'étati révélé que quelques années plus tard.

Pendant un instant, la jeune fille, toujours un peu méfiante, se demandait si Mathew ne lui faisait pas une blague. Mais le sentiment de joie qui émanait de Mathew - sûrement à l'idée de savoir qu'il n'était pas seul - était tellement fort depuis l'annonce de la jeune fille qu'il ne pouvait pas lui mentir. Non, il était heureux, parce qu'il avait trouvé quelqu'un aux mêmes capacités que lui... Et étrangement... Alice était elle aussi contente de cette révélation... Pourquoi...? Parce qu'elle avait enfin trouvé quelqu'un comme elle, et que ce don, parfois difficile à maitriser était enfin partagé. Mathew était empathe, et il savait visiblement bien se servir de son don. Peut-être même mieux qu'Alice elle-même, puisque la jeune fille n'était pas toujours capable de bien analyser les sentiments que ressentaient les autres. La plupart du temps, elle se contentait de les subir, mais cela lui allait dans la mesure où il ne lui en fallait pas plus habituellement pour réussir à cerner ceux qui l'entouraient, et donc à savoir si elle pouvait ou non leur adresser la parole en toute sérénité.

Ce don était assez pratique pour elle, elle l'utilisait chaque fois face aux inconnus, pour savoir ce qu'ils ressentaient à son égard, et déterminer s'ils étaient ou non des menaces pour elle. Ce don lui permettait de savoir si elle devait agir d'une façon ou d'une autre face à ceux qui lui adressaient la parole. Et jusque là, ça lui avait été suffisant, puisqu'elle avait su reconnaître immdéiatement ses ennemis, et ceux qui pourraient éventuellement devenir ses amis.

- Pour être franche, je ne savais pas non plus que quelqu'un à Poudlard pouvait également partager ce don... Mais tu as l'air de le maitriser bien mieux que moi...

Cela ne dérangeait pas vraiment Alice dans le fond, elle avait l'habitude d'avoir du retard par rapport aux autres, cocnernant la magie. Et de toute façon, elle ne se sentait qu'à moitié sorcière alors...

Après un instant, Mathew laissa sa curiosité prendre le dessus. Il demanda à Alice si elle reniait son don, ou si elle s'entrainait, ou alors si elle ne s'en souciait pas...

Si n'importe quel inconnu lui aurait posé ces questions, Alice n'aurait peut-être pas répondu... Mais les choses était différentes avec Mahew. Il était comme elle, à ce niveau là en tous cas, et comprendrait ce qu'elle pourrait dire ou non sur son don...


- Je ne le renie pas... Pas avec tout le monde en tous cas... - C'était d'un côté, assez simple à comprendre, mais difficile à expliquer ! Le fait était qu'elle reniait son don seulement en présence son père et de sa belle-mère. Mais je ne peux pas dire que je m'entraine non plus... Je ne m'en soucie pas, et je ne l'utilise que rarement... Et toi ? Tu dois t'entrainer, non ?

D'après ce que Mathew lui avait dit, Alice pensait que le Serdaigle s'en servait beaucoup, et qu'il devait s'y entrainer chaque jour. Il maitrisait peut-être son don à la perfection, contrairement à la Serpentard qui n'avait pas une très grande maitrise de ses capacités...
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Ven 22 Mai - 17:57

Joie, bonheur et perplexité. Le dernier sentiment ne va pas avec les deux autres. Pourquoi Mathew l'éprouvait-t-il donc? Le jeune serdaigle était perplexe car il ne savait pas si il pouvait totalement se confier à Alice. Deux idées s'opposaient. La complexité de la chose, et la joie de savoir que l'on est pas seul. Ce sont particulièrement ce genres de chose qui peuvent laisser le jeune garçon dans cet état. Il ne comprennait pas vraiment pourquoi mais bon. Ce n'était pas à l'ordre du jour de tout comprendre. Il regarda la jeune fille blonde en afce de lui et elle dit:

- Pour être franche, je ne savais pas non plus que quelqu'un à Poudlard pouvait également partager ce don... Mais tu as l'air de le maitriser bien mieux que moi...

Mathew hocha la tête, non pas pour dire qu'il était meilleur qu'elle mais pour le fait qu'ils ne pensaient pas qu'il y ait d'autre empathe à Poudlard. En effet, comment penser que quelqu'un soit aussi bizarre que vous. Pour certain, comme Mathew, c'est inimaginable. Il lui demanda ce qu'elle faisait de son don et Alice lui répondit:

-- Je ne le renie pas... Pas avec tout le monde en tous cas... Mais je ne peux pas dire que je m'entraine non plus... Je ne m'en soucie pas, et je ne l'utilise que rarement... Et toi ? Tu dois t'entrainer, non ?

Mathew pensa alors à ces longues heures assis sur son lit pour essayer de refouler les sentiments des autres, qu'ils ne soient plus les siens même pour un infime moment. Tous ces moments où il avait désiré que son don ne soit qu'un cauchemard qui passerait. Car au début, le souvenir de cet homme était toujours présent.

Cet homme... C'est grâce à lui que le jeune serdaigle sait qu'il est empathe. Alors qu'il se baladait tranquillement dans les rues de Londres, Mathew avait ressentit un désespoire si violent qu'il avait faillit s'évanouir. Mais le jeune garçon avait tenu bon et s'était avancé dans la maison en ruine à côté, dont il sentait que cette sensation venait. Chancelant, il était arrivé au premier étage et était tombé sur un cadâvre de femme éventrés. Il avait vomi. Beaucoup. Et lorsqu'il s'était relevé, il avait vu cet homme. Celui qui éprouvait tant de détresse et qui avait la corde au cou. Mathew lui avait demander pourquoi il voulait se suicider. Naïf gamin. La femme était sa femme. Le couteau était son couteau. Naïf... Naïf... il avait essayé de le convaincre qu'il fallait continuer de vivre... Naïf gamin va! Et puis l'homme lui avait dit que sa femme attendait un enfant. Un naïf gamin comme lui. Alors son regard s'était posé sur le corps et il avait cru voir l'embryon. Naïf gamin qui découvre ma vérité pure, sans censure. Il avait alors pleuré. Mais Naïf gamin, il avait essayé de le sauver, encore et encore. Finalement, devant le naïf gamin qu'il était, l'homme l'avait remercié et congédier, il était parti, et la corde c'étiat tendu. BrutalEment. Brutalement il y avait eut cette absence de sentiments. Plus rien, vide... Et Mathew avait changé. Il n'était plus naïf, il n'était plus normal. Il était empathe, il avait grandi, il s'était haï.

Petit à petit il s'était mit à prendre son don comme une bénédiction et non comme une malédiction. Alors il pensa à toutes ces nuits passé à écouter, sentir, comprendre les sentiments des autres. Il en avait bavé, mais le résultat était là. Si il n'était pas parfait, il maîtrisait assez son don pour pouvoir sentir plusieurs sentiments à la fois sans avoir mal à la tête, de définir la majorité de ces sensations et de les comprendre. Mais la perfection n'était pas atteinte et toujours il s'entraînait. Alors Mathew lui répondit
:

-Oui je m'entraîne. Beaucoup même, presque tout les soirs. J'arrive maintenant à comprendre les sentiments des animaux, ce qui m'était impossible deux ou trois semaines avant. Mais j'ai encore de la route je veux être parfait. Toi tu n'aimerais pas le contrôler parfaitement ton don?[i]
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Sam 23 Mai - 12:14

Alice venait de faire une rencontre assez particulière, dans les cachots. Alors qu'elle pensait passer une soirée des plus mémorables à cause de la nouvelle que lui avait annoncé son père, et qu'elle s'était imaginée devoir rester seule dans sa salle commune, elle avait heurté un élève de Serdaigle, plus jeune qu'elle. Après avoir d'abord cédé à la colère et laissé celle-ci se déverser sur le Serdaigle, Alice avait vite retrouvé la raison. Elle avait su se montrer plus aimable avec l'élève de Seconde année.

Elle avait également laissé sa curiosité prendre le dessus, et demandé à Mathew ce qu'il faisait dans le repère des Serpentards à une heure pareille. Mathew lui avait raconté alors l'histoire de l'oubli de son sac, et son besoin de le récupérer... Et Alice avait alors tenté de mettre en pratique son don d'empathe pour savoir ce que le Serdaigle ressentait... Mais tout ce qu'elle avait ressenti avait été son envie de partir... Elle ne l'avait pas très bien compris, et malgré le fait qu'elle ne ressente aucune gêne, elle en avait déduit qu'elle rendait le Serdaigle mal à l'aise, et lui avait demandé si c'était le cas.

Mathew lui avait alors expliqué qu'il n'était pas mal à l'aise à cause de sa présence, et qu'elle ne le gênait pas... Il avait juste eu l'impression qu'elle avait quelque chose de bizarre en elle...

Bizarre... Ce mot, Alice l'avait redouté toute son enfance, et avait d'abord été sur la défensive. Elle n'avait rien trouvé de mieux à répondre qu'elle n'était pas bizarre, avant d'expliquer à Mathieu qu'elle avait un don, qui lui permettait de connaitre les sentiments des autres... Elle était effectivement une empathe. Peu de personnes étaient au courant pour son don, Alice ne savait pas pourquoi elle avait dit ça au Serdaigle. Peut-être parce qu'elle ne voulait plus jamais entendre quelqu'un dire d'elle qu'elle était bizarre, et qu'elle voulait ainsi se libérer des mauvais souvenirs liés au passé.

Quoi qu'il en soit, Mathew avait été véritablement surpris par cette nouvelle, et non pas parce qu'elle avait un don unique et inné, comme elle aurait pu le croire, mais parce qu'il était lui aussi empathe. Alice avait d'abord été très surprise par cette révélation. De ses trois années ici, elle avait toujours pensé être la seule empathe du château. En réalité, elle ne s'était jamais demandé, lorsqu'elle rencontrait des nouveaux élèves, s'ils avaient ce don ou non.

Mais au départ, Alice était un peu méfiante... Elle s'était demandé si Mathew ne lui faisait pas une blague, mais elle s'était rendue à l'évidence lorsqu'elle avait ressenti la joie de Mathew à cette annonce... Il était heureux, sûrement parce qu'il avait trouvé quelqu'un comme lui. Alice de son côté, n'était pas si heureuse que ça... Elle était plutôt curieuse ! Bien évidemment, le fait de savoir qu'elle n'était plus la seule à avoir ce don avait changé quelque chose... D'un certain côté elle se sentait moins unique, mais ce n'était pas pour la déranger, puisque par le passé, tout ce qui l'avait rendue unique l'avait également isolée.

Mathew avait alors posé plusieurs questions à Alice sur l'utilisation de son don. Le fait était que, contrairement à ce qu'elle avait cru comprendre de Mathew, l'utilisation de son don était complètement différente. Mathew semblait le maitriser bien mieux qu'elle, et pour des raisons bien différentes, comme satisfaire sa curiosité face aux autres élèves, alors qu'Alice s'en servait plutôt comme d'une... opportunité pour savoir à qui elle allait avoir affaire, et savoir ou non si elle devait se méfier des inconnus.

Peut-être qu'elle ne l'utilisait pas suffisamment, mais de toute façon, ressentir les sentiments des autres n'enchantait pas trop Alice. Certaines fois, elle avait déjà essayé de mettre en pratique son don dans des endroits bondés... Comme la Grande Salle, ou sa salle commune, mais à chaque fois, ses tentatives s'étaient révélées être des échecs. Il n'y avait rien de pire que ressentir plusieurs sentiments à la fois, sans avoir le moindre contrôle dessus, et la jeune fille n'avait plus tenté cette expérience depuis bien longtemps.

Mathew pensait lui aussi, tout comme Alice, qu'il avait été le seul empathe de Poudlard. Malgré tout, la joie et l'enthousiasme de Mathew laissaient peu à peu place à une perplexité qu'Alice n'arrivait pas à expliquer... Elle n'était pas dans la tête de Mathew après tout, et pouvait seulement ressentir ses sentiments.

Le Serdaigle répondit aux questions d'Alice. Il lui expliqua qu'il s'entrainait, beaucoup même, presque tous les soir à vrai dire. Il arrivait maintenant à comprendre les sentiments des animaux, ce qui lui était impossible quelques semaines plus tôt. Alice ne pu pas cacher sa surprise face à cette révélation. Oui, maintenant elle pouvait le dire, elle était bien loin d'avoir le niveau de Mathew...

Et le sentiment qui l'envahit à cet instant fut... de la frustration ! Oui, elle était frustrée, de voir qu'elle aussi pouvait peut-être arriver à en faire autant, si seulement elle n'était pas aussi nulle. Elle avait toujours su que la magie n'était pas un monde pour elle, et qu'elle n'en avait pas les capacités. Mais écouter Mathew lui faire part de tout ce qu'il savait faire ne faisait que la conforter dans son idée.

Généralement, ça ne la dérangeait pas d'avoir quelque peu de retard par rapport aux autres, mais cette fois-ci, c'était différent. Son don était ce qui la différenciait des autres, dans le sens positif du terme. C'était sans doute le seul côté positif à son nouveau statut de sorcière, et elle se rendait compte aujourd'hui, en parlant avec le Serdaigle, qu'elle aurait aimé mieux le maitriser. Malheureusement, elle en était incapable.

Mathew ajouta qu'il avait encore de la route pour être parfait, ce qui fit légèrement sourire Alice. La perfection... Il ne devait pas en être loin ! Tandis qu'elle avait encore de la route à faire rien que pour égaler Mathew. Ce dernier lui demanda d'ailleurs si elle n'aimerait pas le contrôler parfaitement son don.

Alice haussa les épaules, et répodit :


- Je n'avais jamais ressenti le besoin de le maitriser parfaitement, mais quand je t'entends parler, c'est différent...Mais je pense que oui, j'aimerai le contrôler, mieux que maintenant en tous cas. Le problème, c'est que je n'ai pas les capacités pour le faire, que je n'en ai pas besoin tout le temps, et que je le repousse ainsi le plus possible... Toi tu l'utilises tous les jours ?

Elle se demandait bien dans quelles circonstances le Serdaigle se servait de son don.

- Comment te sers-tu de ton don...? Pour satisfaire ta curiosité concernant les autres, ou juste comme un... moyen de défense ?

Sa question pouvait sembler bizarre. Elle tentait juste de savoir s'il utilisait lui aussi son don pour se défendre de ceux qui pourraient lui faire du mal, et anticiper ainsi leurs mauvaises actions, comme elle le faisait. Cette utilisation pouvait peut-être sembler bizarre, mais ça avait été la seule positive que la jeune fille avait trouvée. Elle n'aimait pas ressentir les sentiments des autres, surtout lorsque ceux-ci étaient négatifs et ainsi, elle avait su trouver une utilisation qui lui était à la fois utile et agréable.
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Dim 24 Mai - 18:55

Mathew regardait Alice dans les yeux. La joie qu'elle ressentait était lié à de la jalousie. Etait-ce vraiment de la alousie? Il n'en était pas sûr, mais la serpentard donnais l'impression de vouloir maintenant contrôler son pouvoir dans son entièreté comme elle pensait que le jeune garçon en était capable. Elle lui dit:

-Je n'avais jamais ressenti le besoin de le maitriser parfaitement, mais quand je t'entends parler, c'est différent...Mais je pense que oui, j'aimerai le contrôler, mieux que maintenant en tous cas. Le problème, c'est que je n'ai pas les capacités pour le faire, que je n'en ai pas besoin tout le temps, et que je le repousse ainsi le plus possible... Toi tu l'utilises tous les jours ?

Mathew ne la comprennait pas vraiment. Lui avait haï son don jusqu'à le refouler. Alice donnait l'impression de s'en ficher totalement. Enfin c'était compliqué. Mathew lui répondit:

-Je l'utilise souvent, tout les jours peut être. Mais jamais contre les autres.

- Comment te sers-tu de ton don...? Pour satisfaire ta curiosité concernant les autres, ou juste comme un... moyen de défense ?

Mathew eut envie de rire. Oui il était curieux mais pas à ce point là. Quant au moyen de défense, cela parraissait invraissemblable. Pour le jeune serdaigle, il avait un don et il s'en servait donc comme tel. Non pas comme un outils de défense ou pour satisafaire sa curiosité. Il avait un peu de profféssionalisme, si on pouvait le dire comme ça. Il lui répondit:

-Ni l'un ni l'autre, je suis curieux et m'en sert parfois pour mais rarement. Non je prends plus cela comme une matière un science. Je pourrais même jusqu'à allé dire une voie. Oui, cela peut être pour moi une voie.

Il ne savait pas si elle comprendrait son opignon mais comme il le disait, il 'était pas voyant.
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Mer 3 Juin - 22:25

Alice n'était pas réellement jalouse de Mathew, cet élève qu'elle venait tout juste de rencontrer, et qui venait de lui apprendre que, tout comme elle, il était empathe. L'empathie était un don que la Serpentard possédait depuis sa naissance, puisqu'il était inné, mais qui ne s'était manifesté que plus tard dans son enfance.

Pour la jeune fille, son don s'était manifesté lorsqu'elle en avait eu le plus besoin, après la mort de sa mère. Lorsqu'elle avait été placée en foyer, Alice n'avait pas été très facile à maitriser. Toujours solitaire et agissant comme une sauvage, la jeune fille s'était peu à peu enfermée dans un mutisme permanent qui lui avait permis en quelque sorte de protéger des autres. Mais une fois ce besoin de protection passé, la jeune fille s'était rendue compte de sa différence, et du préjudice que lui avait causé son isolement. Ca avait été à cette époque que la jeune fille avait découvert son pouvoir.

Ce dernier l'avait aidé à rassurer une jeune fille dans la même situation qu'elle, mais malgré tout, elle ne s'était pas préparé à un choc aussi important que celui qu'elle avait ressenti la première fois que son pouvoir s'était manifesté. Elle pouvait le dire, oui, la découverte de son don l'avait complètement bouleversé, parce qu'elle avait d'abord constaté avec effroi qu'elle pouvait ressentir les sentiments des autres, mais également parce qu'il avait réveillé en elle des sentiments qu'elle avait cru éteints pour toujours, tels que la tristesse que pouvait amener la perte d'un proche.

Mais depuis, Alice n'avait pas vraiment mis à profit son don. Elle l'utilisait rarement, seulement en présence d'inconnus ou d'ennemis de qui elle voulait se protéger. Et jusqu'à présent, cette utilisation lui avait suffit.

Mais aujourd'hui, tout était différent. Alice faisait face à Mathew, lui qui semblait maitriser son don à la perfection et qui s'en servait d'une manière totalement différente. C'était déroutant, et à côté de ça, entendre Mathew parler de ce don qu'ils avaient en commun lui donnait envie de le maitriser bien plus, elle aussi. Elle voulait elle aussi réussir à déterminer les sentiments des autres sans faire plus d'efforts que ça, elle voulait ne plus avoir besoin de se concentrer sur ses propres sentiments dans des pièces bondées de monde pour ne pas avoir à être assaillie par les diverses émotions qui l'entouraient.

Cependant, cela ne se faisait pas en une fois, Alice le savait. Elle aurait besoin d'entrainement, tout comme Mathew, pour pouvoir réussir. Mais en était-elle seulement capable ? Etait-ce une erreur de ne pas trop se soucier de son don ?

Alice confia à Mathew qu'elle n'avait jamais vraiment ressenti le besoin de bien maitriser son don, mais que depuis qu'elle savait ce que lui faisait, elle le voulait. Elle lui confia également qu'elle aimerait le contrôler mieux que maintenant, même si elle n'était pas certaine d'en avoir les capacités. Elle avait ensuite répondu à ses questions, et elle lui avait alors expliqué qu'elle le repoussait généralement le plus possible, et retourna la question au jeune homme.

La Serpentard ressenti quelques secondes l'incompréhension de Mathew. Pourquoi ce sentiment ? Mathew était-il si différent dans l'utilisation de son don que ça ? Le Serdaigle lui répondit qu'il l'utilisait souvent, tous les jours peut-être, mais jamais contre les autres.

Alice ne pu retenir un sourire malgré elle. "Contre les autres"... Ce n'était pas vraiment son cas. Généralement, elle l'utilisait comme un moyen de défense, et même si elle l'utilisait sur ses amis, c'était un peu contre leur gré, et donc contre eux... Il fallait dire qu'elle ne leur demandait pas leur avis pour ressentir les sentiments qui les traversaient.

Mais la Serpentard avait également demandé au jeune Serdaigle comment se servait-il de son don. Etait-ce par simple curiosité, ou, comme elle, pour se défendre ? La réponse de Mathew fut assez surprenante. Il ne l'utilisait pour aucune de ses raisons. En réalité, il semblait s'en servir comme ça, comme un simple don, sans en tirer un quelconque profit, puisqu'il lui expliqua qu'il était rare qu'il utilise son don pour satisfaire sa curiosité.

Le jeune homme ajouta également qu'il prenait plus cela comme une science, ou même une voie...

Alice voyait ce qu'il voulait dire même si, elle devait le reconnaitre, pour elle cette utilisation était particulière... Elle ne pu s'empêcher de demander avec curiosité :


- Alors, tu ne t'en sers pas pour un... "profit" quelconque ?

Elle avait un peu de mal à le concevoir. Quel était l'avantage d'avoir un don, si on ne pouvait pas l'utiliser pour soi ? Alice était peut-être égoïste, elle ne le savait pas, mais jamais elle n'avait pensé que son don pourrait gêner les autres, ni même qu'elle pourrait l'utiliser "comme ça". Pour elle, son don avait toujours été un moyen de s'aider, de trouver des réponses à ces interrogations qui la rendaient si incertaine parfois.

Mais peut-être que la personnalité de l'empathe, et la façon dont il découvrait son don avaient une quelconque influence sur la façon d'utiliser son pouvoir. C'était même presque certain, selon elle.


- Je m'en sers d'une manière différente... Je ne sais pas si je peux vraiment l'expliquer mais... jusqu'à présent, mon don m'a toujours été utile. C'est grâce à lui que j'ai récupéré une vie sociale "normale", et je n'ai jamais pensé que je pourrais l'utiliser autre chose que pour mon profit. Je l'ai toujours utilisé comme un moyen de défense, pour me rassurer, et l'utiliser juste comme un don, sans en tirer aucun profit serait difficile... Tu vois ce que je veux dire ?

Alice aurait bien demandé aussi au jeune homme les conditions dans lesquelles il avait découvert son don, ou même à quel âge il en avait fait pour la première fois l'expérience, mais elle doutait que Mathew lui en parle pour le moment. Ils étaient plutôt en train de comparer leurs deux expériences, et le moment n'était de ce fait pas très propice.

Partager leurs expérience était pour Alice quelque chose de très constructif, dans la mesure où elle avait toujours pensé qu'elle était la seule à avoir ce don, mais maintenant les choses étaient différentes... Elle savait que sa rencontre avec Mathew était particulière, et comptait bien apprendre de l'expérience du jeune homme...
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Sam 6 Juin - 20:12

[désolé je suis en panne d'inspi je ne sais pas ce que cela va donner!]

Le fait que Alice s'étonne qu'il ne s'en serve pas pour un profis queconque l'étonna. En effet, lui, il n'en tirait rien et ne pensait pas en tirer quelque chose. Peut être à savoir si les gens étaient énervé contre lui mais c'est tout. Et encore, ce n'était pas pour cela qu'il l'utilisait, contrairement à la serpentard. Il secoua négativement la tête pour lui répondre que non, il ne s'en servait pas pour quelconque profis. Alors elle lui expliqua:

- Je m'en sers d'une manière différente... Je ne sais pas si je peux vraiment l'expliquer mais... jusqu'à présent, mon don m'a toujours été utile. C'est grâce à lui que j'ai récupéré une vie sociale "normale", et je n'ai jamais pensé que je pourrais l'utiliser autre chose que pour mon profit. Je l'ai toujours utilisé comme un moyen de défense, pour me rassurer, et l'utiliser juste comme un don, sans en tirer aucun profit serait difficile... Tu vois ce que je veux dire ?

Mathew hocha la têt, oui il voyait à peu près. Mais de la à la comprendre totalement, non. Surtout pourquoi avait-elle besoin d'être rassuré? Peut être quelques chose de familliale, après tout, Math connaissait cela aussi. Son père, un ancien mangemort, voualit à tout pris le récupérer. C'est ce qu'il avait cru entendre. Et le jeune garçon voulait lui aussi le voir. Bref, un cercle vicieux.

-Moi je préfère ne pas penser à en tirer profis, ce serait injuste envers les autres. Bien qu'il m'apporte des connaissance, j'essaie souvent de le'utiliser pour les autres. Car vois-tu, quand des gens sont amoureux, je suis aux premières loges de leurs sentiments. Il m'arrive parfois, très rarement, de faire l'agence de rencontre. Mais pas souvent...

Cela ne lui était arriver que trois fois. Mais il était déja fier de ce nombre pourtant peu élevé.

[je n'ais pas beaucoup d'autre chose à dire, je pense qu'on devrait essayé de le finir bientôt^^]
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Dim 14 Juin - 22:23

[HJ : Je n'ai pas grand chose à dire non plus. Cette réponse sera ma dernière pour ce topic, je le considère comme terminé ! Wink ]

_______

Alice parlait désormais avec Mathew, empathe au même titre qu'elle. Cependant, malgré sno jeune âge, le Serdaigle en connaissait bien plus sur son don que la Serpentard. Il savait le maitriser mieux qu'Alice, ce qui n'était pas vraiment surprenant sachant que la jeune fille n'avait jamais été très bonne en magie.

Bref, ils parlaient depuis un bon moment déjà, échangeant mutuellement leur expérience de leur don et l'usage qu'ils en faisaient. Et voilà, Alice avait révélé à Mathew la façon dont elle se servait de son don d'empathie, même si elle n'était pas certaine qu'il comprendrait sa façon de l'utiliser. Pourtant, Mathew hocha la tête, comme pour lui indiquer qu'il comprenait.

Il lui expliqua cependant qu'il préférait ne pas en tirer profis, il trouvait ça injuste envers les autres. Il essayait en réalité d'utiliser son don pour les autres, car par exemple, lorsque les gens étaient amoureux, il était aux premières loges de ses sentiments, et il lui était arrivé à quelques rares occasions, de faire office d'agence matrimoniale. Cette révélation fit sourire Alice.

Elle était bien contente d'avoir fait la connaissance de Mat', mais elle devait partir. Elle espérait cependant qu'elle le reverrait bientôt, et qui sait, peut-être pourrait-il l'aider un peu pour son propre don ? La fierté de la Serpentard l'aurait habituellement empêchée de poser la question, mais en cette journée désespérante, la jeune fille n'avait rien à perdre ! C'est ce pourquoi elle répondit alors :


- Je dois y aller mais... tu crois que tu pourrais... m'aider, un jour, à développer mon don ?


Elle adressa un sourire au jeune homme, attendant sa réponse avant de partir ou non. Elle espérait qu'il répondrait oui. Après tout, ils avaient la chance de partager un lien unique que personne (c'était du moins ce qu'ils pensaient) en dehors d'eux, n'avait la chance de posséder.
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MessageSujet: Re: Vers sa salle commune [PV Mathew][fini]   Dim 14 Juin - 22:48

[HRP:OK Fini^^]

Mathew regardait cependant Alice avec des yeux brillants. Elle lui demanda si il pouvait l'aidé à maitriser mieux son don d'empathie. Etant en deuxième année, le serdaigle n'avait pas un emploie du temps trop chargé. La réponse était oui il pouvait. Alors il lui répondit franchement:

-Oui je le ferais, mais saches que la plus grande partie s'apprend seul. Car c'est un moment où l'on doit faire des choix et qui détermine comment tu t'en serviras réellement et surtout jusqu'où tu pourras allé.

Il n'y avait rien à ajouter. Alors le serdaigle la salua et ils se séparèrent. Mathew remonta les escaliers pour allé dans sa salle comune et refléchir sur ce qu'il venait de se passer.
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